Néron est-il responsable de l'incendie de Rome en 64 après JC ? La vidéo ci-dessous revient sur cette question.
Résumé de cette vidéo :
Au temps de Néron, l’empire romain est au faite de sa puissance, mais Rome, où vivent un million d’habitants, à peur de ses ennemis, des étrangers, des barbares. Rome a peur du tyran. Rome a peur de son propre pouvoir. Et toutes ces peurs semblent se cristalliser sur celle du feu, plus que tout redouté dans cette mégalopole qui s’embrase si souvent. En 64 de notre ère se déclenche le plus terrible incendie qu’ait connu la ville. On dira qu’il fut allumé sur ordre de Néron, en vue d’accabler les chrétiens qui en seront accusés.
L'Empereur Trajan a été un grand empereur bâtisseur. Les vestiges les plus spectaculaires du règne de Trajan se trouvent à Rome : il s'agit du Forum de Trajan. La vidéo ci-dessous permet de découvrir l'aspect actuel du forum de Trajan, mais aussi son aspect à l'époque de sa splendeur, grâce à des images de synthèse.
Les premiers siècles de la chrétienté ont été marqués par des rapports difficiles avec les Empereurs Romains, qui ont d'abord persécuté les chrétiens avant que l'un d'entre eux, Constantin Ier, ne se convertisse au christianisme.
La vidéo ci-dessous retrace à l'aide de cartes les premiers temps du christianisme, et évoque les points suivants :
Points abordés dans la vidéo Géopolitique de la chrétienté
- Foyer d'origine
- Le libérateur de l'occupation romaine
- La nature des chrétiens
- Les premières communautés chrétiennes
- Rome et les Chrétiens
- Les premiers conciles
- L'empereur Constantin
- La division de l'Empire romain
- La naissance de l'Islam.
- L'expansion de l'Islam
- Constantinople arrête l'invasion arabe
- L'empire byzantin, bastion de la chrétienté
- Le déplacement du centre du monde chrétien
On peut voir que la vidéo n'évoque pas seulement l'Empire romain, bien que la situation sous l'Empire soit capitale pour saisir l'histoire du christianisme.
La série de cinq vidéos présentées ci-dessous expose la conquête de la Bretagne par Claude au premier siècle de notre ère. La Bretagne dont il est ici question, c'est la Grande Bretagne actuelle (Angleterre) et non pas la Bretagne française.
La conquête de la Bretagne a valu à l'empereur Claude le surnom de "Britannicus"
Découvrez ci-dessous une série de pièces de monnaies de l'empereur romainConstantin I (307-337 après JC). Parmi ces pièces se trouvent des monnaies extrêmment rares et chères et d'autres beaucoup plus communes, et dont les prix et la valeur sont en conséquence. Les monnaies d'or de Constantin I (appelées des "Solidus") figurent naturellement parmi les pièces les plus rares et les plus chères, alors que les petites monnaies de bronze ont souvent été frappées en grandes quantités et ont des prix plus bas, sauf exception.
Exemples de pièces de monnaie de l'empereur romain Constantin I
Selon la légende, le 27 octobre 312, à la veille de la bataille du Pont de Milvium, Constantin voyait apparaître dans le ciel un monogramme de feu, le monogramme du Christ. Rêve, hallucination ou réalité ? Une chose est certaine : quelques annnées plus tard, il ferait graver ce monogramme sur les pièces de monnaie frappées à son effigie.
Mais qu’avait bien pu voir Constantin dans le ciel étoilé de ce mois d’octobre 312 ? Cette vidéo propose une explication :
C’est au Planetarium de Munich qu’a été tentée une reconstitution historique. Les données chiffrées ont été introduites dans la machine : date de l’évènement, latitude et longitude du site d’observation, le voyage dans le temps pouvait commencer.
Les historiens chrétiens nous ont laissé un récit précis des évènements : une voix aurait attiré l’attention de Constantin vers le ciel : « In Hoc Signo Vinces », « Par ce signe tu vaincra ». Mais qu’avait-il vu dans le ciel ? Les planètes Mars, Saturne, Jupiter et Vénus formaient ce jour là une conjonction extrêmement rare : elles étaient parfaitement alignées. Les constellations du Capricorne et de l’Aigle dessinaient un P en arrière-plan, soit la lettre R dans l’alphabet grec. L’alignement des étoiles et des planètes formaient un dessin ressemblant étrangement au monogramme du Christ. Constantin a-t-il vraiment vu cette apparition céleste ? Peu importe la réponse : lui était persuadé d’avoir reçu un message sans équivoque. Il gagnerait avait l’aide du Dieu chrétien.
Empereur romain désigne les dirigeants de la Rome antique, depuis Auguste jusqu'à l'effondrement de l'Empire romain d'Occident et à la chute de l'Empire byzantin. Ce terme ne définit pas une fonction précise et légale mais plutôt un conglomérat de pouvoirs qui ont pu s'ajouter, se soustraire ou changer aux cours des siècles. Le plus fameux de ces pouvoirs est l'Impérium, le pouvoir militaire.
Comme l'écrit Paul Veyne : « Le rôle d'empereur romain était d'une ambiguïté à rendre fou (...). Un César devait avoir quatre langages : celui d'un chef dont le pouvoir civil est de type militaire et qui donne des ordres ; celui d'un être supérieur (mais sans être un dieu vivant) vers lequel monte un culte de la personnalité ; celui d'un membre du grand conseil d'Empire, le Sénat, où il n'est que le premier parmi ses pairs, qui n'en tremblent pas moins pour leur tête ; celui du premier magistrat de l'Empire qui communique avec ses citoyens et s'explique devant eux. » (cf. Paul Veyne, Quand notre monde est devenu chrétien, Albin Michel, 2007, p 24.)
LE TERME IMPERATOR
Le terme français empereur provient du mot latin imperator, lequel mot latin appartient à la famille de imperare (commander) ou imperium (commandement, pouvoir). Le mot imperator désigne un général victorieux ayant été acclamé par ses troupes et ayant ainsi eu droit au triomphe, accordé par le Sénat. Cependant, après le triomphe, en même temps que son imperium (pouvoir de commander les troupes), il devait déposer également son titre.
Après Auguste, le titre est porté comme praenomen par tous les empereurs romains (voir épigraphie latine pour plus d'explication sur la titulature impériale). De là découle le fait que le titre imperator devient essentiellement porté par l'empereur. Les généraux victorieux, même acclamés par leurs soldats, voient souvent cette acclamation être ajoutée à la liste de celles de l'empereur.
Les Romains abréviaient le terme imperator en IMP. Suivait généralement dans la titulature impériale le nombre de fois où l'empereur avait été, personnellement ou par ses généraux, acclamé (l'accession à l'Empire comptant pour une acclamation). En plus de cette précision, le mot apparaissait en tant que prénom de l'empereur.
Auguste (Latin : CAIUS • OCTAVIUS • THVRINUS à sa naissance, IMPERATOR • CAESAR • DIVI • FILIVS • AUGUSTUS à sa mort), d'abord appelé Octave puis Octavien, né le 23 septembre 63 av. J.-C. et mort le 19 août 14 ap. J.-C. est le premier empereur romain.
Petit-neveu et fils adoptif de Jules César, il arriva au pouvoir dans les horreurs des proscriptions et des guerres civiles qui suivirent l'assassinat de ce dernier puis l'élimination de ses propres rivaux. Il parvint à laisser à la postérité l'image du restaurateur de la paix, de la prospérité et des traditions. Par son ami et conseiller Mécène, son règne fut caractérisé par une floraison remarquable des arts et des lettres, valant au « siècle d’Auguste » de rester une référence culturelle mythique.
Pour ce qui est de son apparence, on peut se référer à Suétone et à son ouvrage Vies des douze césars: « Auguste était d'une rare beauté, qui garda son charme tout le long de sa vie […] Ses yeux étaient vifs et brillants; il voulait même faire croire qu'il y avait dans son regard une autorité divine et, comme il le fixait sur quelqu'un, il aimait à lui voir baisser la tête, comme ébloui par le soleil. »
LA CONQUÊTE DU POUVOIR PAR AUGUSTE
Auguste est né à Rome (le 23 Septembre -63) sur le mont Palatin, sous le nom de Caius Octavius, le même nom que son père Gaius Octavius. On lui donna dans son enfance le surnom de Thurinus. Son père appartenait à une famille de l'ordre équestre importante mais peu connue ; il fut gouverneur de la province de Macédoine jusqu'à sa mort en 59 av. J.-C. Sa mère, Atia, est la nièce de Jules César.
Après l'assassinat de Jules César aux ides de mars (le 15 mars) - 44, alors qu'il est encore à Apollonie, il décide de rentrer à Rome pour récupérer son héritage. En effet, César, sans descendance légitime, a adopté Octave dans son testament. En débarquant à Brindisi, le jeune homme alors âgé de 19 ans affiche très tôt son ambition de s'imposer en politique. Il revendique l'usage des tria nomina de César, Caius Iulius Caesar Octauianus, selon l'usage en vigueur à Rome qui veut que l'adopté prenne le nom de son adoptant en y ajoutant souvent un rappel à ses origines. Pour plus de facilités, notre usage veut qu'on l'appelle Octavien à son adoption, ou César dit "le Jeune" après que le Sénat ait ratifié officiellement son adoption par Jules César. Une comète passant dans le ciel au moment où il célébre les Ludi Victoriae Caesaris, des jeux en l'honneur des victoires de César, que son père avait promis avant sa mort, l'encourage à continuer ses efforts, arguant que la comète est son père qui, devenant divin, part prendre sa place auprès des dieux.
Tibère (latin : TIBERIVS•CAESAR•DIVI•AVGVSTI•FILIVS•AVGVSTVS), né en 42 av. J.-C. sous le nom de Tiberius Claudius Nero et mort en 37 ap. J.-C., est le deuxième empereur romain.
ORIGINES ET ADOPTION DE TIBERE
Fils de Livia Drusilla et de Tiberius Néron, Tibère serait né à Rome, 16 jours avant les calendes de décembre (le 16 novembre -42).
Son enfance est difficile car il suit ses parents durant leur fuite à Naples, à travers la Sicile et l'Achaïe et jusqu'à la cité de Lacédémone qui est sous la protection des Claudii. Le sénateur M. Gallius l'ayant adopté par testament, Tibère recueille son héritage mais s'abstient de prendre son nom car le sénateur était du parti opposé à Auguste.
Tibère est ensuite adopté par son beau-père Auguste, qui en fait son héritier.
MARIAGES DE TIBERE
Tibère épouse la fille de Marcus Vipsanius Agrippa, Vipsania Agrippina. Alors qu'elle est enceinte de César Drusus, Auguste oblige Tibère à la répudier en 12 av. J.-C. pour épouser en secondes noces Julie, la fille d'Auguste. Particulièrement attaché à Vipsania, Tibère refuse dans un premier temps de satisfaire Auguste. Celui-ci lui explique qu'à défaut d'un divorce, un veuvage pourrait accélérer les choses.
Malgré les efforts de Tibère pour aimer Julie, la mort de leur unique enfant met un terme à leur relation. Tibère et Julie font chambre à part. À la suite de ses adultères, Julie est poursuivie par Auguste qui notifie le divorce au nom de Tibère.
ACCESSION AU POUVOIR DE TIBERE
En qualité de tribun militaire, Tibère fait ses premières armes contre les Cantabres puis conduit une armée en Orient, rend à Tigrane III le trône d'Arménie et reprend aux Parthes l'enseigne perdue par M. Crassus. Il gouverne ensuite la Gaule Chevelue, fait des guerres (Rhétie, Vindélicie, Pannonie et Germanie). Il parcourt le cursus honorum -questeur, préteur, consul- presque sans interruption puis termine par l'obtention de la puissance tribunicienne pour cinq ans.
Ne voulant pas faire d'ombre à Caius et Lucius, Tibère quitte Rome en laissant sa femme et son fils et rejoint Rhodes. Il y adopte un mode de vie simple, sans licteur ni huissier. Au bout des cinq années, Tibère demande à rentrer à Rome, ce qu'Auguste refuse, malgré l'insistance de Livia Drusilla. Deux ans après, Tibère fait l'objet de soupçons de plus en plus importants. Ceux-ci motivent une nouvelle demande de retour à Rome, qui est acceptée.
Tibère s'installe dans les jardins de Mécène aux Esquillies sans prendre part aux fonctions publiques. Trois ans plus tard, Lucius et Caius étant morts, Auguste adopte M. Agrippa et Tibère qui est lui-même obligé d'adopter Germanicus.
Caligula (* 31 août 12 à Antium; † 24 janvier 41 à Rome) (latin : CAIVS•CAESAR•AVGVSTVS•GERMANICVS) fut le troisième empereur romain, régnant de 37 à 41.
CALIGULA SUCCEDE A TIBERE
Caius Augustus Germanicus, dit Caligula (petite botte en latin), fils du très populaire Germanicus et d'Agrippine l'Aînée, naquit la veille des calendes de septembre en l'an 12, sous le consulat de son père et de C. Fontenius Capito. Il est le petit-neveu (et aussi le petit-fils adoptif) de l'empereurTibère, lui-même beau-fils et fils adoptif de l'empereurAuguste; Caligula est aussi l'arrière petit-fils en ligne directe d'Auguste. Caligula avait cinq frères et sœurs : Nero Caesar, Drusus III, Drusilla, Agrippine la jeune et Julia Livilla.
Selon Suétone, ce n'est que vers l'âge de deux ans qu'il fut envoyé en Germanie rejoindre sa famille. Enfant, il accompagna sa mère qui suivait souvent son père dans les camps militaires et ses bottines adaptées à ses petits pieds lui ont valu le surnom de « caligula » (diminutif de caliga), qu'il finit par détester. Il fit partie du voyage vers la Syrie, qui vit la mort de son père. À son retour, il fut d'abord confié à sa mère, Agrippine l'Aînée, puis, après la relégation de celle-ci à sa bisaïeule Livie. En 29, à la mort de cette dernière, il prononça son éloge funèbre, et fut recueilli par sa grand-mère Antonia, avant de rejoindre finalement Tibère.